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Coût par clic ou coût par mandat : pourquoi vos campagnes mesurent la mauvaise chose
Un tableau de bord publicitaire montre des clics, des impressions et un coût moyen. Aucune de ces trois lignes ne vous dit si la campagne a rapporté de l'argent.
Par David, Growth Director & Expert SEO 7 min de lecture
Voici une situation que nous rencontrons régulièrement en audit. Une agence dépense 400 € par mois en publicité. Son coût par clic est bas, son taux de clic est bon, et son prestataire lui envoie chaque mois un rapport vert. Personne dans l'agence ne sait dire combien de mandats cette dépense a produits.
Pourquoi le coût par clic ne veut rien dire ici
Le coût par clic mesure ce que vous payez pour amener quelqu'un sur votre site. Il ne dit rien de ce que cette personne venait chercher. Une campagne ciblée sur « appartement à louer Bruxelles » produira des clics très bon marché et pas un seul mandat de vente.
À l'inverse, une campagne sur « estimation maison Uccle » coûtera plus cher au clic et pourra rapporter une commission. La bonne question n'est jamais « combien coûte le clic », mais « combien coûte le mandat ».
Deux campagnes, deux métiers
Un compte publicitaire immobilier bien construit sépare systématiquement deux objectifs, parce qu'ils n'ont ni les mêmes mots-clés, ni les mêmes pages d'atterrissage, ni la même valeur.
- La campagne vendeurs vise les requêtes d'estimation et de mise en vente, quartier par quartier, et pointe vers le tunnel d'estimation. Chaque conversion est un propriétaire qui envisage de vendre.
- La campagne acheteurs place vos biens devant les acquéreurs actifs. Son objectif n'est pas de trouver des mandats mais de vendre plus vite ceux que vous avez déjà — argument que vos négociateurs réutilisent ensuite en rendez-vous d'estimation.
Mélangées dans une seule campagne « immobilier », ces deux logiques s'annulent : l'algorithme optimise vers le clic le moins cher, donc vers l'acheteur, donc loin du mandat.
Le tracking s'arrête trop tôt
Dans la plupart des comptes que nous auditons, la conversion s'arrête à l'envoi du formulaire. C'est un progrès par rapport à rien, mais cela reste à mi-chemin. Entre le formulaire et le mandat signé, il y a un rendez-vous d'estimation, une négociation d'honoraires, et une signature.
Relier la campagne au CRM change la nature de la décision. Vous ne comparez plus des coûts par lead entre deux groupes d'annonces : vous voyez quel mot-clé a produit un rendez-vous, et lequel a produit un mandat. Certains mots-clés chers deviennent alors évidemment rentables, et certains mots-clés bon marché se révèlent être du gaspillage.
Diffuser sur sa zone, pas sur son pays
L'erreur la plus coûteuse que nous voyons est aussi la plus simple à corriger : une campagne diffusée « en Belgique » alors que l'agence travaille cinq communes. Le budget part chez des gens que vous ne servirez jamais.
Le ciblage doit épouser votre zone de chalandise réelle, y compris ses irrégularités. Une agence à Woluwe-Saint-Pierre n'a pas la même zone utile qu'une agence à Anderlecht, même à quinze kilomètres de distance.
Le compte doit rester à votre nom
Un dernier point, moins technique et plus important qu'il n'y paraît. L'historique d'un compte publicitaire a de la valeur : il alimente les modèles d'optimisation, et il vous appartient. Si votre prestataire diffuse depuis son propre compte, vous repartez de zéro le jour où vous changez.
