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Google Ads : le piège des volumes « vendeurs » par commune
Dans les outils de Google Ads, une recherche de vendeur peut afficher le volume d'une recherche d'acheteur. Une agence qui s'y fie paie des clics qui ne lui amèneront pas de mandats.
Par David, Growth Director & Expert SEO 4 min de lecture
Avant de lancer une campagne, la plupart des agences regardent combien de personnes cherchent chaque expression. C'est la bonne démarche. Encore faut-il que le chiffre corresponde vraiment à l'expression.
Le chiffre que nous avons relevé
En octobre 2026, en préparant une campagne pour une agence d'Anderlecht, nous avons relevé dans Google Ads 1 000 recherches mensuelles pour « vendre maison Anderlecht ». Un volume étonnant pour une recherche de vendeur limitée à une seule commune.
Le même relevé donnait exactement le même volume à l'expression des acheteurs, « maison à vendre Anderlecht ». Google Ads associe les variantes proches d'un mot-clé, et ses chiffres de volume en tiennent compte : ici, la recherche du vendeur hérite du volume de celle de l'acheteur.
Ce que montre une seconde mesure
Recoupées avec cette seconde source, les recherches de vendeurs suivies d'un nom de commune tombent presque toutes sous le seuil de mesure, autour de 10 à 20 par mois. Pour une agence voisine, à Dilbeek, les volumes de septembre 2026 donnaient le même tableau :
- « maison à vendre » : 1 600 recherches par mois ;
- « huis te koop » : 1 000 ;
- « maison à louer » : 880 ;
- recherches de vendeurs dans la commune : moins de 250.
Une campagne construite sur des expressions « commune + vendre » achète donc surtout des acheteurs. Pour toucher des vendeurs, mieux vaut viser les expressions générales d'estimation, limitées à votre zone géographique, et juger la campagne au coût par demande d'estimation, pas au coût par clic.
Comment vérifier avant de payer
- Comparer le volume de l'expression vendeur avec celui de l'expression acheteur la plus proche : s'ils sont identiques, c'est un regroupement.
- Recouper avec une seconde source de mesure avant de fixer un budget.
- Après une semaine de diffusion, lire le rapport des termes de recherche : ce sont les recherches réellement tapées.
- Compter les demandes d'estimation reçues, pas les clics.
C'est ainsi que nous construisons les campagnes de notre service Google Ads.
Exclure ce qui n'amène pas de vendeurs
Une campagne qui vise des vendeurs doit écarter les recherches qui n'en sont pas. Les mots-clés négatifs servent à cela : ils empêchent l'annonce de s'afficher sur certaines recherches.
- « à louer », « location », « kot » : ce sont des locataires.
- « à vendre » suivi d'un type de bien : ce sont surtout des acheteurs.
- « notaire », « frais », « calcul » : souvent des curieux en phase de recherche, à tester avant de les garder.
La liste se complète chaque semaine en lisant les termes de recherche réels. C'est un travail régulier, pas un réglage fait une fois au lancement.
Reste la page d'arrivée, qui compte autant que l'annonce. Un vendeur qui clique sur « Estimez votre bien » doit arriver sur une page d'estimation, pas sur la liste des biens à vendre. Chaque clic payé qui atterrit sur la mauvaise page est perdu, même si l'annonce était bien ciblée. C'est un contrôle simple, souvent oublié, que nous faisons pour chaque groupe d'annonces avant le lancement.
L'avis d'un client
« Ça a vraiment fait la différence 👌 »
Ce qu'il faut retenir
- Un volume « vendeur + commune » peut être celui des acheteurs.
- Les vraies recherches de vendeurs par commune sont rares.
- Les vendeurs se touchent par les expressions générales d'estimation.
- Une campagne se juge au coût par demande, pas au coût par clic.
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